Newsletter spéciale


Les technologies Cornis en Afghanistan pour numériser le patrimoine culturel


Résolument tournée vers le challenge et l’innovation, Cornis ne refuse jamais de relever de nouveaux défis. Lors d’une précédente newsletter, nous vous avions d’ailleurs présenté le projet de numérisation de la Tour Saint Jacques – monument Parisien – auquel Cornis avait participé et dont les résultats avaient été présentés à la Mairie de Paris lors des Journées Européennes du Patrimoine. Cette fois, ce sont les technologies Cornis qui sont utilisées en Afghanistan pour numériser le patrimoine en danger.

Credit ICONEM/PASCAL CONVERT

Sur invitation de l'ambassade de France en Afghanistan, les outils Cornis ont été utilisés par Pascal Convert (plasticien) et la société Iconem (spécialiste de la numérisation du patrimoine par drone) pour numériser les falaises des Bouddhas de Bamiyan. Thibault Gouache, cofondateur de Cornis, nous raconte ce projet d'exception.

Q: Des outils Cornis en Afghanistan ! Pouvez-vous nous en dire plus ?
R: Il y a quinze ans les Talibans ont détruit les Bouddhas sculptés des falaises de Bamiyan. Pour commémorer cet évènement et empêcher d'autres destructions d'effacer définitivement ce pan de l'histoire de l'Afghanistan, le plasticien Pascal Convert et la société Iconem ont souhaité numériser l'ensemble de la falaise et des grottes sculptées et peintes de Bamiyan.

Q: Pourquoi Cornis a-t-il été amené à intervenir ?
R: Comme dit Pascal Convert «La photogrammétrie au moyen de drone [moyen mis en œuvre par Iconem] permet la réalisation d’un modèle 3D de la falaise. Mais la précision des détails est inférieure à ce que je souhaitais.». Ils ont du coup fait appel au savoir-faire de Cornis dans la numérisation très haute résolution. L'enjeu pour notre équipe a été d'adapter notre matériel au besoin très particulier de Bamiyan. 
Q: Quelles difficultés avez-vous rencontré ?
R: Pour Cornis, il est important de se frotter régulièrement à de nouveaux cas d'applications. Cela nous pousse a constamment améliorer nos outils et à rester innovants. La plus grande difficulté a été le caractère isolé du site et le fait qu'aucune personne de Cornis ne pouvait faire partie de l'expédition. Nous avons donc dû pousser la robustesse et la redondance du matériel à un niveau très élevé. Nous n'avions qu'une demi-journée pour former l'équipe qui partait en Afghanistan. Notre grande fierté c'est que la formation et la robustesse du matériel ont permis une numérisation sans soucis. Il a aussi fallu faire quelques ajustements dans les techniques de réglages photos et de mise au point pour s'adapter à la surface numérisée.

Q: Quel sens cela a pour Cornis de participer à de tels projets ?
R: Cornis y participe pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce que c'est motivant pour nos équipes. Cela nous pousse à innover et tester nos produits jusqu'à leurs limites. Par ailleurs, les activités de Cornis contribuent humblement à préparer un avenir durable : mieux inspecter pour mieux conserver et exploiter nos infrastructures énergétiques et nos transports. C'est un enjeu majeur pour les infrastructures plus anciennes que les énergies renouvelables comme l'hydro-électricité, les infrastructures transports, etc. Il est donc assez naturel pour nous d'aider à inspecter les monuments du passé pour mieux les conserver dans le futur ! Préparer l'avenir c'est aussi s'assurer qu'on conserve le passé !

Q: D'autres projets de ce type dans les tuyaux ?
R: Oui, mais je ne peux pas vous en dire plus pour le moment !

Pour plus d'informations lisez l'interview de Pascal Convert dans Le Monde du 24/04/2016..